Les clés !

Enfin les clés !

Il pleut des cordes à Joigny (comme dans le reste de la France !)
Je glisse MA clé dans la serrure qui résiste.
Les persiennes grincent un peu, la vieille dame est endormie depuis si longtemps !,
Quelques toiles d’araignées tentent de me barrer la route, la petite maison baille, se laisse dévoiler peu à peu dans la pénombre de ses volets clos.
Une petite musique se fait entendre dans les hauteurs, floc, floc. est-ce la pluie du dehors ?
Je grimpe l’escalier qui tourne et tourne encore et…, non ! c’est la pluie du dedans.

Les chutes du Niagara, un déluge d’eau à travers mes belles poutres ! une mare, un lac, un océan au milieu de la pièce. Les tomettes ancestrales luisent. l’eau s’amuse et se faufile ; descend d’un étage, glisse le long des murs creusant des sillons noirs , se cache sous le plancher, réapparaît à l’étage en dessous, et s’alanguit pour finir sur le sol de la cuisine, traînant dans son sillage, des miettes de mes poutres, des fragments de plâtres et de peinture.

La tentation de refermer la porte et m’enfuir en pleurant m’effleure…

Finalement quelques cigarettes plus tard, je décide, c’est un peu illusoire, de mettre des récipients un peu partout, comme dans les châteaux des Marquises fauchées (on voit ça dans les films !).
Je me pose sur l’unique tabouret, dans le noir, écoutant la musique de la pluie, un verre de Côte Saint-Jacques à la main.

Demain…, j’y penserai demain !!

Á suivre…

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